CAP Art, Les actualités CAP SAAA

Cap Staaar du mois de février

Depuis sa création en 1995, CAP SAAA est porteuse d’un projet qui vise à sensibiliser à la différence, notamment à travers l’art. Dans ce sens, Catherine Dedieu Lugat a co-créé le projet CAP ART et a mis en place de nombreux projets artistiques. Alors qu’elle s’apprête à se lancer dans de nouveaux projets personnels et artistiques, Catherine a pris la décision de quitter le programme CAP ART. CAP SAAA la remercie pour son engagement à nos côtés et souhaitait lui poser quelques questions pour revenir sur ses années dans notre association.

CAP SAAA : Comment ton aventure avec CAP ART a-t-elle commencé ?

Catherine : Au départ, dans les années 90-2000, je n’étais pas artiste moi-même, je soutenais les expositions d’Arno, sculpteur, poète, photographe et mosaïste, notamment lors d’expositions au Ministère de l’Economie à Bercy pour sensibiliser au handicap par l’Art, et aussi comme modèle pour la réalisation du livre d’Arno Corps Accords avec Ryadh édité par CAPSAAA.

CAP SAAA : Quels sont les objectifs de cette initiative ?

L’idée initiale de CAPSAAA à sa création (un des 3 « A » pour l’Art) était de témoigner de l’épanouissement de certaines personnes handicapées par l’expression artistique et de proposer des actions de sensibilisation en entreprise avec des expositions. Il y a aussi eu l’édition d’ouvrages par CAPSAAA avec Arno, Pierre Monestier (dessinateur) et moi (avec mon album rétrospective de 15 ans de photographie) ; puis j’ai proposé la réalisation de galeries d’art éphémère d’abord dans le cadre du Défistivalannuel au Champ de Mars, avec des performances réalisées par les artistes au pied de la grande scène de concert et des œuvres exposées sous chapiteau, puis au sein du Salon biennal Autonomic, Porte de Versailles, à la fois galerie et Salon VIP du Salon depuis 2018.

CAP SAAA : Parmi tous les projets que tu as portés, y-en-a-t-il un qui t’a particulièrement marquée ?

« De l’Art en Barre », qui a pris le nom de CAP ART après 3 ans, reste le plus gros projet que j’ai porté au sein de CAPSAAA. J’avais tenté de le développer au sein d’une association d’artistes du 13èeme arrondissement où j’habite mais je n’étais pas parvenue à fédérer les artistes autour de ce projet singulier. Dès que j’en ai parlé à Ryadh, il a eu plusieurs idées de développement et de partenariats. J’ai « recruté » des artistes en situation de handicap ou sensibilisés dans leur pratique artistique à travailler autour du handicap. Nous avons rapidement formé ce collectif très original qui fonctionne en coopérative ; nous avons trouvé une forme juridique de fonctionnement, conçu une plaquette de présentation du projet et lancé l’idée lors d’une exposition au siège de Grand Paris Aménagement. Grâce au partenaire ULI France, nous avons eu accès à un showroom dans le 14ème arrondissement pendant 18 mois. Nous y avons organisé 4 expositions des artistes du collectif CAP ART pour faire connaître notre projet aux promoteurs immobiliers, bailleurs privés et sociaux….

CAP SAAA : Y a-t-il une leçon ou une valeur que tu retiens particulièrement ?

Comme tout ce qui touche à l’inclusion des personnes en situation de handicap dans notre société, l’Art est à la fois un vecteur privilégié et un sujet sur lequel rien n’est acquis. Il est souvent perçu comme une thérapie et non pas une profession par ceux qui l’exercent aux yeux des personnes valides… Il reste beaucoup à faire pour que des commandes soient passées à des artistes en situation de handicap ou pour que les galeristes les considèrent comme des « artistes à part entière ». Toutefois, tous les projets menés (je n’ai pas tout cité ici) ont soudé le groupe d’artistes constitué alors que les artistes sont souvent très individualistes et généré de belles rencontres, des émotions fortes et des souvenirs magnifiques !

CAP SAAA : Quels sont tes futurs projets artistiques ?

Depuis 3 mois, je prends un nouveau cap dans mon travail artistique personnel, plus en cohérence avec mes convictions écologiques et environnementales. Pour maîtriser la production des mes photographies de bout en bout aussi. Pour cela je dois apprendre des techniques nouvelles, faire des expériences pas encore toujours couronnées de succès !  Le chemin va être un peu long et certainement surprenant car il s’agit de recommencer presque tout à zéro après 18 ans de pratique et plus de 90 expositions en France, en Argentine et à Tokyo !  Je m’y investis à fond avec seulement 3 expositions en 2026 pour prendre le temps de travailler à l’atelier et proposer des œuvres abouties en 2027 pour célébrer mes 20 ans d’aventure artistique. 

Donc à bientôt

Après le départ de Catherine Dedieu Lugat, nous sommes à la recherche de personnes souhaitant mettre en place des projets dans le cadre du programme CAP ART. Si vous êtes intéressé.e.s, n’hésitez pas à nous contacter !

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